ENCEINTE VICTIME DE VIOLENCES

La grossesse est un moment de grande vulnérabilité pour les femmes. Si vous êtes confrontée à des violences de la part de votre compagnon ou de votre entourage, ne restez pas seule, la loi vous protège et un dispositif d’aide efficace existe.

victime de violences
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Numéros d’urgence

En cas de violences, appeler (appels gratuits) :

 

  • Violences Femmes info : 3919 disponible 24h/24 et 7j/7
  • Secours : 17 depuis un tel fixe, 112 depuis un portable
  • Pompiers : 18
  • Urgences médicales : 15, 114 pour les personnes malentendantes
  • Enfance en danger 119, 24h/24 et 7j/7

Signaler une violence en ligne :

www.arretonslesviolences.gouv.fr

Tchat anonyme et confidentiel

Hébergement :

  • En urgence : 115 en précisant que vous êtes victime de violences conjugales pour une mise à l’abri

ENCEINTE VICTIME DE VIOLENCES : LA LOI VOUS PROTÈGE

enceinte victime de violences la loi vous protège

Violences physiques ou sexuelles, violences psychologiques, économiques, verbales, harcèlements et menaces. Aucune violence n’est justifiable quelle qu’en soit sa forme. Elles sont interdites et punies par la loi.
Exercer des pressions sur une femme pour la contraindre à faire un acte qu’elle ne souhaite pas, comme avorter si elle est enceinte, est une violence faite à la femme et représente un délit grave passible de poursuites.

Comprendre le cycle de la violence

La violence conjugale n’apparaît pas toujours soudainement. La grossesse peut modifier le comportement du conjoint, notamment s’il a peur de perdre l’attention qui lui était portée ou de ne plus pouvoir exercer le même contrôle sur la future mère. Souvent, la violence s’installe petit à petit, et de nombreuses femmes expliquent qu’elle suit un schéma qui se répète. On appelle cela le cycle de la violence. Connaître ce cycle permet de mieux comprendre ce qui se passe et de repérer les signes.

1. La phase de tension : quand le climat devient lourd

Dans cette première étape, le conjoint devient plus nerveux, irritable ou colérique. Parfois, il boude ou garde le silence pour montrer son mécontentement.
La victime ressent alors de l’anxiété et essaie d’éviter tout ce qui pourrait déclencher la colère de l’autre. Elle fait attention à ses gestes, à ses paroles, et vit dans la peur de « faire une erreur ».

2. La phase d’agression : la violence éclate

À un moment, la tension accumulée conduit à un passage à l’acte. Le conjoint peut devenir violent physiquement, verbalement, psychologiquement ou sexuellement.
La victime subit alors de la peur, de la honte, de l’humiliation et un profond sentiment de détresse.

3. La phase de justification : minimisation et culpabilisation

Après l’agression, le conjoint minimise ce qui s’est passé. Il cherche des excuses, parle de « perte de contrôle », ou fait croire que la violence est de la faute de la victime.
De son côté, la victime peut essayer de comprendre, justifier ou même croire qu’elle porte une part de responsabilité.

4. La phase de réconciliation : un calme trompeur

Vient ensuite une période d’accalmie. Le conjoint s’excuse, promet de changer et adopte un comportement gentil et attentionné.
La victime reprend espoir : elle veut croire que la situation peut s’améliorer et que l’agression ne se reproduira plus. Pendant un temps, la relation semble redevenir normale… mais ce cycle a tendance à recommencer.

Vous vous demandez si vous êtes victime de violence…

Il n’est pas toujours évident de comprendre qu’une relation amoureuse a basculé dans la violence.

Les femmes qui en sont victimes ressentent souvent de la peur, de la honte ou un profond isolement. Beaucoup préfèrent se renfermer sur elles-mêmes, mais il est important de se rappeler que la violence cesse rarement d’elle-même.

Si vous êtes victime de violence, il est essentiel de demander de l’aide. Vous pouvez notamment :

  • confier ce que vous vivez à quelqu’un en qui vous avez vraiment confiance ;

  • chercher de l’aide auprès de personnes ou de services spécialisés, prêts à vous écouter et à vous protéger.

La loi protège les victimes

Elle prévoit des sanctions et un suivi pour l’auteur des violences qui est le seul responsable et des mesures de protection d’urgence pour la victime. Le juge peut très rapidement prononcer une ordonnance de protection renforcée, même si vous n’avez pas porté plainte, et interdire à l’auteur des violences d’entrer en contact avec vous. Un téléphone portable “grave danger” (lien direct avec les secours ) pourra vous êtes remis si besoin. S’adresser au Tribunal de Grande Instance (TGI) de votre ville. Votre démarche restera confidentielle.

Pour les femmes étrangères bénéficiant d’une ordonnance de protection, un titre de séjour est délivré ou renouvelé automatiquement.

Pour avoir de l’aide

Prendre contact avec le Bureau d’Aide aux victimes du TGI ou une association d’Aide aux victimes, en parler à un médecin, porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie.

Les violences verbales, physiques, psychologiques, sexuelles, économiques commises par un conjoint, partenaire de pacs ou concubin sont absolument interdites et sévèrement punies par la loi.

Aide financière de la CAF

Une aide financière de la CAF (Caisse d’allocations familiales) peut vous permettre de vous mettre à l’abri. Il s’agit d’une aide pour faire face à vos dépenses immédiates. Elle sera versée entre 3 et 5 jours suivant votre demande. Pour l’obtenir vous devez être en situation régulière et présenter un document attestant des violences datant de moins de 12 mois : soit un dépôt de plainte, soit une ordonnance de protection, soit un signalement au Procureur de la République.

Cette aide prendra la forme d’une aide non remboursable ou bien d’un prêt sans intérêt selon votre situation. Le conjoint violent pourra être condamné à rembourser le prêt. Le montant sera compris entre 258,61 € et un peu plus de 1422,35 € en fonction de vos ressources et des enfants à charge.

Vous pouvez effectuer la demande en ligne.

Porter plainte au commissariat, à la gendarmerie ou à l’hôpital

Policiers et gendarmes ont l’obligation d’enregistrer votre plainte ou votre déclaration sur main courante. Vous pouvez vous adresser à n’importe quel commissariat de police ou Gendarmerie. Il est important de faire cette démarche qui est un élément de preuve. Demandez un récépissé et une copie intégrale de votre déclaration.

En cas de violences physiques, il n’est pas obligatoire d’avoir un certificat médical pour porter plainte, même si cela est souhaitable pour une procédure judiciaire.

Selon les départements, des services sociaux spécialisés sont installés au sein des commissariats.

Trouver un commissariat ou une gendarmerie proche de chez soi : moncommissariat.interieur.gouv.fr

Pour faciliter le dépôt de plainte, les services d’urgence de l’AP-HP ont établi un partenariat avec les commissariats. Un médecin urgentiste peut ainsi recueillir votre plainte et vous pourrez prendre directement contact avec la police via une ligne téléphonique dédiée au sein même de l’hôpital.

Important

Professionnels et associations spécialisées sont là pour vous aider. Vous serez reçue, écoutée, et aidée avec compétence, bienveillance et discrétion, en toute confidentialité. Ne restez pas isolée.

DISPOSITIFS D’AIDE GRATUITS ET CONFIDENTIELS

dispositifs d'aides adresses et numéros à connaitre

Violences Femmes infos : 3919
24h/24, 7j/7

Des écoutantes spécialisées répondent aux appels téléphoniques sans jugement, soutiennent, renseignent, conseillent, puis orientent vers des dispositifs d’accompagnement et de prise en charge locaux.

Liens utiles

victimes@116006.fr

www.france-victimes.fr
Carte de France et coordonnées des 130 associations d’aide aux victimes par département.

116 006 : France Victimes, aide aux victimes
7j/7 de 9h à 19h

Ecoute et orientation vers les associations et services les plus proches de votre domicile/ Aide juridique, sociale, psychologiques, démarches administratives et médicales.

INAVEM

Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation. 150 associations présentes sur tout le territoire. Services gratuits proposés dans le respect de la confidentialité : écoute, soutien psychologique, information sur les droits, accompagnement social (démarches médicales et administratives). Ils orientent si nécessaire vers des services spécialisés. Ils travaillent en liaison avec les instances accueillant des victimes : tribunal, police et gendarmerie, avocats, services sociaux et hospitaliers.

france-victimes.fr

Bureaux d’Aide aux Victimes (dans les Tribunaux de Grande Instance)

Les Bureaux d’Aide aux Victimes s’adressent à toute personne, même mineure, qui s’estime victime d’une infraction pénale. Infraction légère (injure, diffamation), délit (harcèlement moral, menaces par exemple) ou crime (violences, viol). Les entretiens y sont gratuits et confidentiels.
Les Bureaux d’Aide aux Victimes se trouvent dans les Tribunaux de Grande Instance et sont gérés par des associations d’aide aux victimes (Il existe plus de 160 BAV en France). RV physique dans un délai d’une semaine maximum.

annuaires.justice.gouv.fr

BAV Paris – tel : 01 44 32 77 08
BAV Lille – tel : 03 20 78 33 33
BAV Marseille – tel : 04 91 15 50 50
BAV Lyon – tel : 04 72 60 70 12

Centres d’Information aux Droits des Femmes et des Familles (CIDFF)

Conseil et orientation des femmes victimes de violences par des professionnels du droit et du social. Droit civil, en particulier droit de la famille, droit pénal et aide aux victimes, droit du travail, droit international privé et droit des étrangers, droit du logement et de la consommation.

98 CIDFF en France métropolitaine et Outre-mer et plus de 2300 lieux d’information implantés en milieu rural notamment.

Adresses des CIDFF : fncidff.info
01 42 17 12 00

Maison de Justice et du Droit (MJD)

Accueil, renseignements, informations, consultations juridiques gratuites données par des professionnels du droit. Pour connaître l’adresse de la Maison de Justice et du Droit proche de chez vous, renseignez-vous auprès du tribunal le plus proche, à la mairie ou sur le site internet du Ministère de la Justice.

annuaires.justice.gouv.fr

119 : Enfance en danger
24h/24, 7j/7, n° anonyme

Vous craignez que vos enfants soient en danger : des professionnels vous écoutent et vous conseillent.

La Cimade :

Aide aux femmes étrangères subissant des violences.

www.lacimade.org

ASSOCIATIONS ET STRUCTURES LOCALES VENANT EN AIDE AUX FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE

Association Aurore

Hébergement et accompagnement.
Présente dans 16 arrondissements de Paris et 17 départements.

-> A Paris: Centre Suzanne Képès
01 58 01 09 45
www.aurore.asso.fr

    Yvelines (78)

    « L’Etincelle » et « NOVA » : 2 accueils de jour, avec travailleurs sociaux et psychologues.
    tél : 01 30 48 40 00
    « Allo Solidarité » : centralisation de travailleurs sociaux des Yvelines
    tél : 01 30 836 836

    Maison des femmes Calypso
    Accueil de 9h à 17h du lundi au vendredi
    maisoncalypso@hopitaux-plaisir.fr
    tel : 01 30 81 87 83

    Maisons des femmes Paris

    Accompagnement global, personnalisé et coordonné pour toutes les victimes de violences en s’appuyant sur un réseau hospitalier :

    Maisons des Femmes de Saint Denis (93) et du Val de Marne (94)

    Accompagnement global, personnalisé et coordonné pour toutes les victimes de violences en s’appuyant sur un réseau hospitalier :

    + Centre d’hébergement « Mon palier »:
    www.fondation-raja-marcovici.com/mon-palier
    monpalier@lamaisondesfemmes.fr

    La Maison des Femmes de Bordeaux (33)

    Accueil de jour : écoute, aides juridiques et dans les démarches.

    27 Cours Alsace Lorraine 33000 Bordeaux
    tél : 05 56 51 30 95

    maisondesfemmes@wanadoo.fr
    maisondesfemmes.net

    La Maison des femmes Marseille Provence

    Accueil, soin, écoute et accompagnement des femmes vulnérables et victimes de violence.

    Hôpital La Conception
    147 boulevard Baille, 13005 Marseille
    Tél : 04 91 38 17 17
    maisondesfemmes@ap-hm.fr

    D’autres maisons des femmes en France et en Belgique :

    Hauts de Seine : Association ESCALE

    • Service d’hébergement d’urgence pour mise à l’abri
      tél : 01 47 33 09 53

     

    • Écoute téléphonique départementale 92
      tél : 01 47 91 48 44
      skie@wanadoo.fr

     

    • Permanences dans les services Maternités des hôpitaux de Nanterre, Colombes, Suresnes et Gennevilliers et dans les centres de santé de Suresnes, Asnières, et Villeneuve-la-Garenne.

    lescale.asso.fr

    Women Safe & Children (Yvelines, Haute-Savoie et Corse)

    Pour les femmes et les enfants victimes ou témoins de violence. Accompagnement par des infirmières, médecins, psychologues, avocats, juristes.
    accueil@women-safe.org

    Association Elle’s imagine’nt

    Écoute, conseils, accompagnement.

    tél : 06 61 89 47 80

    accueil@ellesimaginent.fr
    ellesimaginent.fr

    Association Une femme un toit (Paris et Bagnolet)

    Pour jeunes femmes de 18 à 25 ans. 3 structures d’accueil et d’hébergement.
    tél : 01 44 54 87 90 et 01 71 70 33 33

    contact@associationfit.org
    www.associationfit.org

    Citad’elles Nantes (44)

    8 bd Gâche
    tél : 02 40 41 51 51
    contact@nantescitadelles.fr
    www.nantescitadelles.fr/

    Une voix pour elles (Alpes Maritimes)

    Apporte une aide matérielle et logistique aux femmes victimes de violence du départ du domicile conjugal au relogement.

    unevoixpourelles@gmail.com
    www.unevoixpourelles.com/

    ça déménage (Isère)

    Aide les femmes orientées par les travailleurs sociaux des associations partenaires qui n’ont ni les moyens financiers, ni logistique (pas de voiture) pour déménager du domicile conjugal et équiper leur nouveau logement.

    contact@cademenage38.org

    Premier pas (Hauts de Seine)

    Un service de déménagement gratuit pour les personnes victimes de violences au sein du foyer.

    https://ppas.fr/contact/

    SoliMove (Paris)

    Aide au déménagement en toute sécurité, pour se mettre à l’abri des violences et retrouver la paix.

    https://www.facebook.com/SoliMoveIDF

    L’atelier Remuménage (Nouvelle Aquitaine)

    Aide les personnes en situation précaire à déménager.

    contact@atelier-remumenage.org

    L’Etoile du Berger (38)
    accueille et accompagne
    les familles éprouvées par la violence 
    dans la durée, pour se reconstruire, retrouver l’estime de soi et s’épanouir.
    04 80 80 47 71
    contact@letoileduberger.org 

    https://letoileduberger.org

    Collectif pour l’élimination des violences intrafamiliales (La Réunion)

    Permanence téléphonique du lundi au samedi jusqu’à 21h.

    Accueil du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h à 17h

    • cevif@orange.fr
    • 0262 41 80 80 / 0692 14 58 45
    • 14 rue Henri Vavasseur Immeuble Europa II 97400 Saint-Denis