ll y a la violence physique bien sûr, mais aussi des violences plus pernicieuses, psychologiques, le harcèlement, les menaces. Exercer des pressions sur une femme pour la contraindre à faire un acte qu’elle ne souhaite pas, comme avorter si elle est enceinte, la menacer ou la harceler, est une violence faite à la femme et représente un délit grave passible de poursuites. Aucune violence n’est justifiable, quelle que soit sa forme.

La loi protège les victimes et organise pour elles écoute, protection, orientation et accompagnement. Elle prévoit des sanctions et un suivi pour les auteurs de violences. Des mesures de protection sont prévues et le juge peut très rapidement prononcer une ordonnance de protection renforcée, même si vous n’avez pas porté plainte, et interdire par exemple à l’auteur des violences d’entrer en contact avec vous. Un téléphone portable “grave danger” (lien direct avec les secours ) pourra vous êtes remis si besoin. Il faut s’adresser au Tribunal de Grande Instance (TGI)de votre ville. Votre démarche restera confidentielle.

Pour avoir de l’aide : prendre contact avec le Bureau d’Aide aux victimes du TGI ou une association d’Aide aux victimes, en parler à un médecin, porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie.

Numéros d’urgence

En cas de violences, appeler :

  • Secours : 17 depuis un tel fixe, 112 depuis un portable
  • Pompiers : 18
  • Urgences médicales : 15, 114 pour les personnes malentendantes

Hébergement :

  • En urgence : 115
  • Centres d’hébergement : www.sosfemmes.com
    Confidentialité garantie.
    Liste des centres spécialisés dans l’accueil des femmes victimes de violences.
    Liste des centres spécialisés pour les mineures.

Porter plainte

Policiers et gendarmes ont l’obligation d’enregistrer votre plainte ou votre déclaration sur main courante. Vous pouvez vous adresser à n’importe quel commissariat de police ou Gendarmerie. C’est important de faire cette démarche qui est un élément de preuve. Demandez un récipissé.

Selon les départements, des services sociaux spécialisés sont installés au sein des commissariats